Un sari vert avec écharpe orange causant avec un rickshaw jaune.
La route de Kumarakum à Perriyar serpente à travers une forêt vert dense
Murs terre, publicités jaune et vert, jaune et bleu de Prusse.
« Kalyan Silk » écrit rouge neuf sur jaune propre, sur toute la façade d’une maison.
Un camion jaune décoré, puis un minibus flambant, vert printemps.
Bougainvilliers montés en arbres, rose tendre et sucré. Peut être des Frangipaniers.
Et aussi fuchsia.
Une Ambassador blanche. Faisant penser à un temps d’enfance, celui des 403.
Village. À l’entrée, un campanile rose, à la sortie, blanc, d’autres clochers roses vifs.
Voiture arrêtée en haut d’une côte, rickshaw jaune la doublant, et nous doublant le rickshaw.
Procession, chrétienne, les pops en noirs, ombrelles rouges à pampilles, foule bigarrée faisant cortège.
À l’arrêt de bus vert Valérie, des saris oranges, rouges foncés, roses, blancs ou gris pour les plus vieilles femmes.
Une masure en guise d’hôtel, deux Piaggio.
Le premier plein de régimes de bananes, le secondd’un frigidaire.
Des bœufs, noirs luisants, une Ambassador dorée, hésitante.
Ça grimpe, deux rickshaws et deux voitures (dont nous) se croisent en même temps.
Un village, un campanile rouge et blanc, un temple multicolore, murs d’enceinte jaune citron.
À un arrêt de bus, un veau.
Un homme avec canne et jambe bandée marchant sur le bas côté.
Marchands de fauteuils en rotin. Petites échoppes ouvertes sur rue avec un homme et sa machine à coudre.
Un camion rouge magnifique décoré multico, transportant des tôles ondulées.
Deux autres en sens inverse, jaunes, avec troncs d’arbres.
Une mère violette avec sa fille orange, toutes deux ont de longs cheveux noirs.
Une moto nous fait face, le fils devant le père conduisant, la fille entre lui et la mère tenant un petit dans les bras.
Virages, plantation d’arbres élancés à troncs rouges et feuillage léger.
À l’entrée d’une mission religieuse, une soeur, robe ciel, voile blanc, très jeune.
Des vaches blondes tenues au licou broutant la terre du bas côté.
Un « Hôtel Maria », douteux, une église crème Chantilly, « Grace Memorial Church ».
Un bus, nous le doublant,
En face une voiture noire, qui n’est pas une Ambassador, nous rétrogradant, le bus prend le devant.
Arbres à tronc rouge tailladé, ceints de sangles bleues, des rubbers trees dit le chauffeur, des milliers d’arbres.
Rouler au milieu de la route, au dernier moment, chacun reprend son côté.
Un homme rajustant son doti.deux chèvres broutant la broussaille.
Un église à toit rouge et murs jaunes sur fond de montagne boisée verte.
« St Georges » écrit graphique sur camion magnifique
Et aussi « St Thomas stores »
Deux gamins, jouant sur la route, s’enfuient à notre klaxon.
Un homme assis sur deux pneus, sa gamine, 4 ans, robe jaune citron, lui gambade autour.
Un minibus bariolé de pèlerins, un quatre-quatre, chargé de matelas multicolores empilés sur son toit
En haut de la côte, une pelleteuse, on change de vallée.
Ciel bleu limpide, femmes en sari couleurs claquantes, avec parapluies noirs.
La route descend vers Munnar, vers les plantations de thé.
Bougainvilliers violets, roses vifs, fleurs d’ibiscus rouge, très vermillon dégringolant des murets de pierre.
Un groupe de femmes portant de gros sacs de thé sur la tête, avec ombrelles blanches.
Des fleurs comme d’énormes fluttes de champagne blanches, renversées, tombant en buisson.
Des femmes avec fagots sur la tête, fagots de bois ou de feuilles de thé.
Des hommes débitant un arbre au milieu de la route, avec enfants et deux vieillards, assis sur le tronc
Et qui rigolent.
Une femme en sari et petit sac à main, avec trois fillettes courant devant, à flanc de montagne.
Deux hommes âgés en doti, au soleil.
Une masure vendant des bananes, des bonbons, des gâteaux, des boissons.
Deux vaches, de part et d’autre de la route, qu’on frôle en doublant un rickshaw.
Des casseurs de cailloux, des hommes goudronnant la route,
Des agitateurs de drapeaux, rouges et vert pour ouvrir le passage.
Une femme arrosant les roues de la presse, vapeur.
Atmosphère de forge, de fumée, de noir.
Une petite fille qui court, robe à carreaux avec plastron de dentelle blanche, nous faisant un signe de la main.
Madupetty dam, des flamboyants oranges, roses, sur le bleu du lac et le vert cru des plantations de thé.
Des cahutes avec vendeurs de soupes, d’épis de maïs cuits sur des réchauds au feu de bois.
Sur un parapet, un homme avec bottes de carottes fraîches, orange pimpant. Noix de coco, bananes.
Une femme montant la côte avec à la main le poisson qu’elle vient de pêcher, une carpe, un bon kilo.
Arrondi des collines, couvertes des plantations de thé,
Epaules rebondies, habillées d’un épais matelassage vert tendre, vert changeant, surpiqué de rainures brunes.
En face, pleine côte, un camion doublé par une Ambassador, doublée par un rickshaw, doublé par une mobylette.
Les camions portent un nom, « Celandiaman », « Jesus », et « Grace », « Emmanuel ».
Sur une moto, l’homme en cagoule, la femme en bonnet de ski avec un anorak.
Un tracteur chargé de souches de bois, de bûches, un autre jaune, avec remorque pleine de sacs de thé,
Deux hommes accrochés.
Des écoles, « Carmela Girls Private School », « St George Hight Private School », juchées sur une colline.
« Fatima Matta Grace High Secondary School ».
Une fillette avec son petit frère portant un chapeau de paille, elle lui prend la main.
Deux femmes assises, sur le bas côté, triant des lentilles, ou des haricots, dans des seaux.
Un Piaggio jaune vif chargé de cartons contenant des ordinateurs.
Des enfants jouant sur des rondins de bois, des femmes dans la cour d’une maison, discutant.
Quatre hommes autour d’un rickshaw en panne, démontant le moteur.
Rangée sur le bas côté, une paire de chaussures.
Un rickshaw dans lequel ils sont six à l’arrière, deux à l’avant.
Un vieil homme tenant les pans de son doti, comme deux ailes de chaque côté de ses jambes maigres.
Un enfant seul, à califourchon sur une borne, nous montons toujours.
A perte de vue, plantations de thé, il va être 16 heures.
La lumière se répand,
Embrase les collines, enflamme le vert des arbres,
Vire au cuivre
Et à l’extraordinaire.